Informations pratiques

Galerie Claude Samuel
69 avenue Daumesnil
75012 Paris
Tél. 01 53 17 01 11
E-mail : contact@claude-samuel.com

Ouvert du jeudi au dimanche de 15h à 19h
Et sur rendez-vous en dehors des horaires d’ouverture

Comment venir ?
• En Métro : Ligne 1, RER A et D
Station Gare de Lyon
• Bus ligne 29 & 57
Noctilien ligne 11 & 33
Arrêt Daumesnil-Diderot

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Galerie Claude Samuel Paris
 

Julie Perrin : Silence

Exposition du 17 avril au 12 mai 2013

 

L’Arbre n’a pas échappé au regard de l’artiste. C’est d’ailleurs l’essence même de son exposition « Silence ». Symbole par excellence de vie, l’arbre renferme à lui seul une richesse symbolique infinie. Julie explore sans lassitude cette thématique depuis bientôt 10 ans maintenant. Entre le visible et l’invisible, l’évanoui et l’énergie, l’artiste joue picturalement sur les mots. Les mots imprimés sur le journal, deviennent des motifs insaisissables noyés sous la couche sombre du pinceau. L’oeuvre va jusqu’à la négation presque totale du texte. La calligraphie sous la peinture devient abstraite, mais par moment les mots s’échappent d’en dessous. Le discours laisse place au silence et propose un nouveau langage libéré de tout schéma. Julie offre des poèmes non plus lisibles mais visibles. La toile ne donne plus à lire mais à voir et à ressentir. Le langage devient une poésie, concrète, visuelle et sonore, car même si les arbres imposent un silence bienveillant, les articles eux timidement murmurent à travers les branches. Le journal apparaît ici comme un tissu vivant et vibrant. C’est un compte rendu de la vie utilisé comme fond sonore, presque inaudible mais présent. L’artiste a d’abord travaillé l’arbre avant de commencer à s’intéresser au support papier. Elle est séduite avant tout par la pertinence de la mise en page, la beauté et l’expressivité des photos. Le jeu consiste ensuite à superposer les images cueillies dans la presse avec ces propres images. Le réel pénètre l’irréel et vice versa. Une bataille entre langage visuel, émotionnel et verbal s’engage alors. Les matières se confrontent, les contrastes clairs obscurs saisissent par leurs subtilités. La puissance dramatique imprimée de ce monde rivalise avec la force des arbres peints. La force de la forêt qui pousse, recouvre la tristesse de notre impuissance face à la souffrance du monde.

 

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