Informations pratiques

Galerie Claude Samuel
69 avenue Daumesnil
75012 Paris
Tél. 01 53 17 01 11
E-mail : contact@claude-samuel.com

Ouvert du jeudi au dimanche de 15h à 19h
Et sur rendez-vous en dehors des horaires d’ouverture

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• En Métro : Ligne 1, RER A et D
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Galerie Claude Samuel, Photographie, Paris 12
 

Jorge Rivas-Rivas : Au fil du fleuve

Exposition du 12 septembre au 9 octobre 2019
Vernissage le jeudi 12 septembre à 19h00

Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard. En arpentant les villes et en longeant leurs fleuves, en jouissant des changements d’atmosphère et de la valse des nuages, en retrouvant la nuit et ses lumières artificielles, le photographe est en quête de l’instant qu’il choisira de fixer sur la « pellicule » de son Polaroïd. Mais Rivas Rivas ne met pas à profit l’immédiateté que lui procure cette technique et se donne le temps de la réflexion. Pour lui, l’acte photographique peut attendre et le cliché remis au lendemain. Ce processus de maturation semble contradictoire avec la rapidité que procure l’appareil, mais pour le photographe l’image retenue doit préalablement s’inscrire dans la rétine, mûrir dans la mémoire, trouver ses marges thématique et esthétique, avant de s’installer durablement et susciter le désir de matérialiser les premières sensations. Ce retour à l’unicité de l’image photographique que permet le Polaroïd, à son modeste format imposé, dans un monde où, à l’ère numérique, l’hybridation, la multiplication et le gigantisme des œuvres sont les fondements de toute création artistique, sont pour Rivas Rivas une manière de se situer différemment dans le temps de la création, d’affirmer la temporalité qui est la sienne, de construire pas à pas le mystère poétique de ses images.

Flâner, observer, s’arrêter. Les déambulations urbaines de Jorge Rivas Rivas ne doivent rien au hasard. En arpentant les villes et en longeant leurs fleuves, en jouissant des changements d’atmosphère et de la valse des nuages, en retrouvant la nuit et ses lumières artificielles, le photographe est en quête de l’instant qu’il choisira de fixer sur la « pellicule » de son Polaroïd. Mais Rivas Rivas ne met pas à profit l’immédiateté que lui procure cette technique et se donne le temps de la réflexion. Pour lui, l’acte photographique peut attendre et le cliché remis au lendemain. Ce processus de maturation semble contradictoire avec la rapidité que procure l’appareil, mais pour le photographe l’image retenue doit préalablement s’inscrire dans la rétine, mûrir dans la mémoire, trouver ses marges thématique et esthétique, avant de s’installer durablement et susciter le désir de matérialiser les premières sensations. Ce retour à l’unicité de l’image photographique que permet le Polaroïd, à son modeste format imposé, dans un monde où, à l’ère numérique, l’hybridation, la multiplication et le gigantisme des œuvres sont les fondements de toute création artistique, sont pour Rivas Rivas une manière de se situer différemment dans le temps de la création, d’affirmer la temporalité qui est la sienne, de construire pas à pas le mystère poétique de ses images.

Extrait du texte de Christine Frérot  » Les instants poétiques de Jorge Rivas-Rivas  »

Né à Altamira de Caceres (Venezuela) en 1956. Vit à Paris depuis 1979.
Au début de son activité de photographe-auteur, Jorge Rivas Rivas a utilisé d’anciens procédés photographiques tels que l’épreuve au charbon (Fresson) et la gomme bichromatée. La série Evocations Rituelles en est un exemple. Les photographies des personnages anonymes et oniriques ressemblent à des dessins au fusain et rappellent une certaine esthétique « pictorialiste ». Elle fut l’objet de ses premières expositions individuelles à partir de 1992 (Combs-la-Ville, Caracas, Paris, Lisboa). Il a parallèlement réalisé à cette époque d’autres séries où primait le travail du portrait en noir et blanc. Elles s’articulaient autour des thèmes de l’enfance (Enfance Plurielle), du handicap mental (Les papillons blancs) ou du portrait d’artiste (Artistes Latino-américaines à Paris, Artistas Plásticos de Venezuela).
Depuis 2005, son travail photographique a connu un grand tournant : Rivas Rivas a abandonné le portrait pour aborder le thème du paysage urbain. En utilisant des films Polaroid (Spectra), il a réalisé une série sur Paris par laquelle il donne une vision personnelle de sa ville d’adoption. Cette série, où la Seine joue un rôle prépondérant, l’a conduit à explorer les quais de fleuves de villes européennes (Paris, Londres, Budapest, Lisboa, Rotterdam, Bale). De la fascination qu’il éprouve par ces espaces fluviaux est née une deuxième série « Au fil du fleuve ». Dans ces deux travaux en Polaroid, l’auteur applique les mêmes jeux au niveau de la lumière et de la couleur ainsi qu’un léger flou pour rendre aux images un effet d’intemporalité, d’espace métaphysique, afin que se dégage une certaine poésie.

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Jorge Rivas-Rivas est né à Altamira de Cáceres (Venezuela) en 1958. Vit à Paris depuis 1979. Après une expérience théâtrale à Caracas, il voyage à Paris en 1979. Il suit des études de cinéma, video et photographie à l’Université de Paris et à l’Université de New York (CUNY). Les ateliers de photographie du Centre Américain de Paris sont décisifs et l’orientent en 1987 vers la photographie. Durant quelques années, Rivas-Rivas utilise des anciens procédés photographiques tels que l’épreuve au charbon et la gomme bichromatée pour des séries telles qu’Evocations Rituelles (1990-1995) où les photographies des personnages oniriques ressemblent à des dessins au fusain évoquant ainsi une certaine esthétique «pictorialiste». D’autres séries, où prime le travail du portrait en noir et blanc s’orientent vers des thèmes comme l’enfance, le handicap mental et le portrait d’artiste (Enfance Plurielle, Les papillons blancs, Artistes Latino-américains à Paris). Rivas-Rivas nous propose avec la série «Mi pueblo» une réflexion visual sur le lieu de ses origines: Altamira de Cáceres, associant les gens, les lieux et les choses qui l’ont habité depuis son enfance. La série « Artistes Latino-américaines à Paris donnera lieu à un ouvrage en 1999 (Monte Avila/Alliance Fran çaise) et un deuxième livre est en cours de préparation. Jorge Rivas-Rivas expose régulièrement depuis 1992 dans des expositions individuelles et collectives en Europe et au Venezuela.